Histoire et patrimoine

L’histoire de L’Ancienne-Lorette, de 1673 à aujourd'hui.

Origine

L’histoire de L’Ancienne-Lorette débute dès 1673, année où une nation huronne vient s’établir en un lieu nommé Notre-Dame-de-Lorette.

En 1697, les Hurons partent s’installer au village huron actuel, la réserve Wendake, qu’ils nomment alors « Jeune Lorette ».Par conséquent, Notre-Dame-de-Lorette prend la dénomination de « Vieille Lorette » pour plus tard devenir « Ancienne-Lorette », lors de l’érection civile des paroisses en 1722.

Pendant plus de deux siècles, la population de l’Ancienne Lorette est presque autosuffisante, l’essentiel étant produit sur place : le bois de chauffage, la nourriture, une bonne partie du linge de maison et les vêtements. Les denrées non cultivées sont achetées en ville, le sucre, la mélasse, le thé, le sel, certains tissus et bien sûr, le « petit blanc ».

En 1845, la paroisse de l’Ancienne-Lorette devient officiellement une municipalité et ce n’est qu’en juillet 1855 qu’a lieu la première session du conseil municipal. La principale préoccupation du conseil municipal étant la sécurité des citoyens, les activités se limitent alors à la construction des routes et des ponts.

Les premiers règlements portent sur la vérification du poids et de la qualité du pain et sur la vente des boissons alcoolisées. À plusieurs reprises, le conseil tente, sans succès, de restreindre et même d’interdire la vente d’alcool sur son territoire.

En 1886, un aqueduc privé puise l’eau au sud-ouest du village, mais étant donné que la force de gravité est insuffisante pour servir tous les abonnés du service, on y remédie en installant un moulin à vent en 1898. Toutefois, en raison probablement de problèmes techniques, ce n’est qu’en octobre 1903 que l’éolienne devient fonctionnelle.

Le 15 février 1892, des citoyens entreprennent des démarches pour que le village soit érigé en municipalité autonome. La mission huronne, à l’origine du village de L’Ancienne-Lorette, est placée sous le patronage de l’Annonciation et la seigneurie, sous le vocable de Saint-Gabriel, archange.

En 1920, le réseau d’aqueduc est municipalisé. L’année suivante, une première brigade de pompiers volontaires est formée pour combattre les incendies jusqu’alors assez fréquents.

En 1936 s’installe la seule industrie importante de l’Ancienne-Lorette, la Ganterie de monsieur J. Armand Lemieux.

En 1947, le territoire abrite 2 municipalités autonomes : le village de Notre-Dame-de-Lorette et la paroisse de l’Ancienne-Lorette. En 1948, le premier budget de la municipalité du village est établi. Les dépenses totales sont alors de 7 460 $, dont 2 200 $ sont affectés à l’entretien des chemins l’hiver. La taxe foncière est de 0,35 $ du 100 $ d’évaluation.

Évolution et structure organisationnelle

En l’espace de 15 ans, la population de l’Ancienne-Lorette triple, passant de 3 961 habitants en 1961 à 11 694 en 1976. Malgré cette augmentation significative, la situation géographique de L’Ancienne-Lorette l’empêche de devenir une ville industrielle. Des industries de matériaux de construction et d’hôtellerie s’installent néanmoins sur le boulevard Wilfrid-Hamel.

En 2000, la Ville de L’Ancienne-Lorette fusionne avec la Ville de Québec, malgré un référendum qui démontre clairement que les Lorettaines et les Lorettains désirent rester dans une ville indépendante, avec un vote de 98 % contre la fusion.

L’Ancienne-Lorette a retrouvé son autonomie lorsque les citoyens ont manifesté leur désir d’indépendance et de liberté à l’occasion d’un second référendum, en 2004, où 73 % des Lorettaines et des Lorettains votent en faveur de la défusion.